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Publié : 2 juin 2009

COMMUNICATION INTERNE

Le cadre général, les pré-supposés

L’hétérogénéité des élèves est très souvent évoquée. Celle des adultes censés collaborer dans une école l’est beaucoup plus rarement. Elle est pourtant de fait, sous une forme majorée à l’école maternelle. Y cohabitent de nombreux adultes aux compétences, formations et statuts très divers.
Il s’agit pourtant de viser ensemble un but commun :
« Il incombe à tous les adultes présents, sous la responsabilité de l’enseignant, de créer pour chaque enfant les conditions d’un développement harmonieux, respectueux de ses rythmes de croissance et de sa personnalité. »
Qu’apprend-on à l’école maternelle ed 2007-2008

C’est un accompagnement de chaque élève dans le projet de « grandir ».

Une culture professionnelle partagée est requise pour aboutir collectivement à des pratiques professionnelles qui soient élaborées, et surtout conscientes.
Construire ENSEMBLE cette conscience professionnelle, c’est se retrouver autour de valeurs élucidées et d’un système référentiel professionnel commun
Les phénomènes produits sur la personne présentent alors un grand intérêt (une valeur ajoutée). Le bien-être professionnel génère des sentiments dynamiques : reconnaissance, gratification, valorisation ; il produit de ce fait une motivation à travailler. La personne trouve alors sa place en tant que professionnel dans un dispositif en réseau éducatif où chacun a une importance réelle.

Bâtir en commun un projet qui associerait les institutions et leurs agents respectifs est susceptible de conférer une densité à ce partenariat qui serait alors actif.
La vie quotidienne et sa régulation

Ecouter et prendre en compte la parole des ASEM sur :

- leurs emplois du temps.
- les tâches qui leur sont confiées.
- leurs postes de travail
- l’occupation des locaux scolaires.
- les contraintes qui s’ensuivent pour leur service.
- l’efficacité du service auprès des enfants.
- leurs goûts, spécificités, expériences professionnelles et personnelles.

Ces aspects sont très largement exprimés en effet dès lors que les ASEM ont la possibilité de prendre la parole (en formation par exemple, comme à Saint-Leu en avril 2009). Les méconnaître fait reposer la relation professionnelle sur du non-dit, du ressenti.

En situation quotidienne, des actes simples peuvent fluidifier la cohabitation en facilitant le travail demandé à l’ASEM ;
Renforcer l’idée que son rôle n’est pas de faire à la place de l’enfant. Ce qui permet aussi de valoriser son statut : l’enseignant prend ses remarques en compte, elles sont utiles pour la remédiation.

Inviter l’ASEM à dialoguer avec les enfants pendant les ateliers en lui expliquant que l’objectif principal partagé est d’amener tous les enfants à s’exprimer. L’ASEM pourra constater que certains enfants s’expriment plus volontiers avec lui qu’avec l’enseignant et là encore, cela valorise son rôle.

L’ASEM doit avoir le sentiment d’être respecté. Veiller à ce que les enfants s’adressent à lui avec politesse.
Demander aux enfants de réparer les incidents et leur en fournir les moyens : éponger l’eau renversée, ramasser des vêtements au sol ; les associer à toutes les tâches qu’ils sont en mesure d’effectuer avec l’aide des adultes.

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