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Publié : 25 février 2010

RECITS DE VOYAGES

Très longtemps, le voyage fut le moyen d’apprendre par la découverte de territoires inconnus. Temps des grands explorateurs, temps de la révision d’une cartographie aux origines bien imaginaires… Découverte d’une terre nouvelle, mais encore des hommes qui la peuplaient le plus souvent. La civilisation est en marche ; l’Homme écrit le Monde…
Récits, traités, gravures, croquis…, composés au fil de l’eau, ont ouvert les yeux et les consciences sur l’autre, l’inconnu, le nouveau, l’exotique au sens universel.
Avec le progrès technologique, les moyens de raconter se sont multipliés et diversifiés ; dans le même temps, les frontières de l’exploration ont été sans cesse repoussées ; de plus en plus loin, « dans les deux sens du terme » pourrait-on dire : de plus en plus loin de l’homme terrien, vers d’autres planètes ; mais au plus près de l’homme aussi, à l’intérieur de son corps et des tissus, réseaux composant sa propre matière.
Le récit de voyage, c’est aussi l’aventure, l’épopée où imaginaire et réalité sensible se croisent et dialoguent.

Quelle qu’en soit la forme, le récit de voyage est au cœur du patrimoine de l’Humanité, au cœur de la culture et du savoir partagés. De l’œuvre littéraire de Marco Polo ou Bougainville, aux images de biologie cellulaire en passant par le film d’un premier pas humain sur la lune, il ouvre les portes du temps et de l’espace vers le voyage, aide à opérer ce passage parfois délicat : sortir de soi, de son immédiat habituel.
Le récit de voyage invite à adopter son patrimoine, c’est-à-dire à accepter de prendre rang dans une civilisation où chacun a été précédé par une multitude d’autres qui n’étaient pas nécessairement ses ancêtres directs. Adoptions successives jalonnant l’histoire individuelle.

De dimension universelle, le récit de voyage est un livre, donc levier d’exercice de la liberté. Il pose des questions et en cela fait sortir le lecteur de lui-même, l’inscrit dans un horizon temporel qui dépasse l’immédiat.

A leur manière, en s’en appropriant les formes par un accompagnement professionnel œuvrant dans la complémentarité bien comprise, nos élèves ont pénétré cet univers nouveau pour eux, avec toute l’énergie de leurs imaginaires travaillant ensemble.
Ils revisitent aujourd’hui, et avec leurs moyens, leurs différences et leurs originalités, l’Odyssée accompli par Ulysse en son temps. Ni plus, ni moins.

Fruit d’une aventure partagée entre grands et petits, ce voyage initiatique dans le temps scolaire et le socle qui leur est désormais vraiment commun mérite toute notre sérieuse considération. Quoi de plus légitime dans la mesure où les élèves ont su se révéler si sérieux dans l’accomplissement de la tâche commune ? Preuve est ici faite que, moyennant un vrai projet qui possède et crée du sens, ils peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes, accompagnés avec sérieux là encore par des professionnels. Le paramètre de l’hétérogénéité a bien plus de chances d’être traité dans un cadre complexe qu’au fil de situations stéréotypées car les entrées possible sont plurielles : ici, tout le monde a travaillé, apporté ce qu’il est et ce qu’il sait. Et tout le monde a progressé. Tout le monde conservera un souvenir fort qui n’est pas anecdotique (de bons moments seulement), mais tissé de compétences qui se sont construites et affinées.
En effet, l’action pédagogique place ici les valeurs humanistes au centre de ses aspirations : prévenir l’anesthésie esthétique, cette consommation passive d’une industrie de loisirs improprement nommée « culture ».

Invitation à lire. Suggestion pour écrire…

Au lecteur à présent de tourner les pages de ces quatre récits collectifs….

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