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Publié : 10 juin 2010

Stell’Art 2010

« L’imagination, disait Françoise Sagan, c’est le départ de la compréhension »

Trois mots : SUCRE, KALBANON, NOM…
Les mots désignent, les mots décrivent. On les retrouve dans les dictionnaires où, parfois, ils ne font que dormir.
Mais les mots peuvent évoquer, suggérer ; les mots eux aussi peuvent rêver.
Car les mots ont été inventés ; ils sont le fruit de l’imagination de l’Homme.
Un homme qui cherche à dire, à comprendre, à grandir.

Les élèves ont réveillé trois mots.
Ils s’en sont emparés, leur ont donné vie, chacun à sa manière ; ils les ont laissé aller mais les ont aussi guidés, ensemble ou séparément, vers une destination qui s’est peu à peu dessinée devant eux.
Si les enfants n’étaient pas seuls, les adultes (qui ont plus de mal à laisser aller les mots en général), étaient chargés en revanche d’un autre travail : partager avec eux des outils, des moyens, des astuces pour parler autrement cette langue parfois difficile à l’oral.
Des œuvres ont surgi de cette rencontre entre les mots, ceux qui en jouaient et la palette qu’ils tenaient entre leurs mains : Décrivant parfois elles aussi un monde ; celui d’aujourd’hui comme celui d’hier. Ou bien rassemblant les images pour les faire dialoguer. Ou bien encore, en décollant d’un quotidien réel, se sont elles échappées vers une révision des significations pour leur donner un sens qui n’avait jamais été évoqué.
L’espace a été ici déplié ; là, reconstruit en mêlant les plans visuels ; ailleurs encore en perfectionnant une technique déjà visitée par les Maîtres en la matière. Dans ce coin, des objets ont été détournés ; dans cet autre, on a mis en scène la vie rurale avec un réalisme saisissant ; là encore, on entend le son du kayamb sous les corps allongés…
Les élèves ont pris place dans l’Histoire des Arts. Ni plus, ni moins.

Parcours pour lequel le visiteur devait prendre le temps nécessaire : les élèves ont pu s’apercevoir qu’un travail nécessitait de la persévérance, de l’effort… Pour les percevoir, il faut apprendre à regarder.

Par leur expérience esthétique et tout ce qui l’aura nourrie, ces élèves auront aussi pu mieux comprendre, parce qu’ils auront eu ici occasion d’imaginer et d’aller jusqu’au bout de ce qu’ils souhaitaient dire.

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